La folie est un thème récurrent chez Maupassant : La Folle, Le Horla, La Bête à Maître Belhomme…
Il faut savoir qu’à la fin du XIXième siècle, des médecins comme Charcot se penchent sur l’étude des comportements dits hystériques et que l’opinion publique se passionne pour ces recherches sur les dérèglements nerveux. Tous ces travaux déboucheront, quelques années plus tard, sur les théories psychanalytiques. Des expériences étaient menées en public et Maupassant eut lui-même l’occasion de suivre les cours que Charcot donnait à la Salpêtrière.
Cependant, la fascination que la folie exerce sur Maupassant ne dépend pas que de cette sorte de goût du jour, elle vient aussi du fait que la personnalité de Laure de Maupassant, sa mère, était assez ambiguë, et que son frère cadet, Hervé, est mort prématurément dans un asile d’aliénés.
Peut-être craignait-il une possible hérédité de folie ?
C’est ainsi que dans la nuit du 1ier au 2 janvier 1892, (il est dans sa 42ième année), sentant venir la folie, il tente de se suicider. Il se retrouve ensuite dans la clinique du dr Blanche, située à Paris, dans le quartier de Passy où il passe de longs mois d’internement jusqu’à sa mort le 6 juillet 1893.
Rien ne prouve cependant que sa folie ait eu une quelconque cause héréditaire, elle est due, avant tout à une syphilis à marche neurotrope.
(à suivre)
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