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Heure du Conte

29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 17:25

Les nouvelles de guerre

      En 1870, Maupassant est dans sa vingtième année. Quand la guerre franco-prussienne est déclarée, le 19 juillet 1870, il est mobilisé puis versé à l’intendance divisionnaire de Rouen.

      L’arrogance française conduit le pays au désastre : Napoléon III déclare la guerre en précisant que l’armée prussienne n’existe pas. Son ministre de la guerre claironne de son côté qu’il ne manque pas un bouton de guêtres à ses soldats. Oui, mais si les officiers français ont en main les cartes de l’Allemagne, ils ne possèdent même pas une carte du Nord Est de la France : on est si sûr de ne guerroyer que chez l’ennemi. L’ennui est que l’ennemi ne laisse pas le temps aux Français de sortir de leurs frontières, envahit très vite la France et descend jusqu’à la Loire. Le siège de Paris est épouvantable : les rats  et même l’éléphant du Jardin des Plantes serviront de nourriture.

      L’occupation est terrible. La peur, les souffrances, les lâchetés comme les héroïsmes de ses contemporains, Maupassant les décrit ensuite dans un certain nombre de nouvelles où les Prussiens apparaissent souvent brutaux, stupides, voire monstrueux : La Folle, Le Père Milon, St Antoine, Mademoiselle Fifi

      L’écrivain ne fait que traduire les impressions des Français qui ont subi une dure occupation, mais surtout un terrible revers, eux dont les chefs étaient si fanfarons ! Alors, ridiculiser l’ennemi permet de supporter ses propres insuffisances. Cependant, Maupassant dénonce aussi la lâcheté de certains Français : par exemple, dans Boule de Suif, les occupants de la diligence sont tous d’accord pour que la prostituée obtienne leur libération, mais, loin de l’en remercier, ils la fustigent ensuite.


 (à suivre)


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